Bonjour!
Voici le liens Internet du reportage réalisé avec les petits normands, au sujet de notre Terroirs de Normandie et d'ailleurs!
Pour accéder au le lien de la vidéo cliquer sur :
http://www.youtube.com/watch?v=YKntn8kIjVk
Ps:
Si vous avez des remarques ou des commentaires au sujets de ce reportage nous vous invitons à participer au forum:
http://fr-fr.facebook.com/group.php?gid=297240840865
par Danielle Birck
Article publié le 21/03/2008 Dernière mise à jour le 31/03/2008 à 10:23 TU
Car dans cette bataille du lait cru, ce n’est pas seulement la survie des cinq derniers fabricants indépendants de camembert de Normandie AOC qui est en jeu, mais l’identité et la qualité d’un produit de terroir mondialement connu et certainement le plus populaire : le camembert est à l’étranger « le » fromage français par excellence. Et certains s’étonnent d’ailleurs que l’authenticité d’un tel produit emblématique n’ait pas été davantage protégée. « Le problème du camembert, c’est l’existence de grands groupes industriels », souligne Véronique Richez-Lerouge, qui a fondé l’association Fromages de Terroirs et organise la Journée nationale du fromage. Effectivement, ce sont les géants de l’agro-alimentaire, Lactalis et Isigny-Sainte-Mère (ils pèsent à eux deux 80% de la production de camembert AOC), qui ont mené l’offensive contre le lait cru en mars 2007, réclamant son abandon « pour raison sanitaire ».
La date n’est pas innocente : elle coïncide avec la publication du « décret fromage ». «Cela faisait deux ans qu’on attendait ce décret », indique Thierry Graindorge, à la tête de la fromagerie indépendante du même nom. Un décret qui portait sur l’ensemble des produits laitiers et en fixait les normes : sur les matières grasses, l’humidité des produits frais, comme sur les procédés de sanitation du lait (cru, thermisé ou pasteurisé). D’après ce décret, « le lait cru est un lait qui n’a pas été chauffé au-delà de 40 degrés, précise Thierry Graindorge. Tandis qu’avant le décret, c’était un lait dans lequel on retrouvait un taux suffisant de phosphatase (une enzyme naturelle du lait qui est détruite par la température), et on pouvait avoir des traitements de sanitation qui allaient au-delà de 40° ». La thermisation concerne un lait chauffé à moins de 72°, et la pasteurisation, au-delà de 72°.
En obligeant à davantage de rigueur dans la fabrication et son affichage, le décret et le renforcement du contrôle qui en découlait, risquaient de mettre en évidence des tricheries sur les critères de production du lait, notamment sur le chauffage ou le micro-filtrage. Des pratiques douteuses dont l’abandon signifierait un manque à gagner financier, les procédures de vérification de la qualité du lait étant d’autant plus lourdes et coûteuses que le lait est peu chauffé. Des pratiques douteuses dont l’Institut national de l’origine et de la qualité (INAO) avait d’ailleurs reconnu l’existence l’an dernier, tant chez les gros que les petits producteurs.
L’INAO qui a pris acte du vote de l’ODG sur le maintien du lait cru dans la fabrication du camembert AOC a nommé une commission d’enquête qui va en vérifier sur le terrain la validité. Ses résultats devraient aboutir d’ici à la fin 2008 à une réforme de l’AOC qui aura pour objectif de « sceller la réconciliation entre les différents acteurs et redéfinir un cahier des charges viable entre tradition et modernité, explique Véronique Richez-Lerouge. En d’autres termes : faire vivre un produit de terroir mondialement connu tout en préservant son identité et sa qualité ». Thierry Graindorge, qui siège à l’INAO, reste pour sa part prudent « le dossier n’est pas encore clos et il est bon de rester sur ses gardes ».
Les consommateurs
D’autant plus que l’utilisation du lait cru a beaucoup été décriée, notamment pour le camembert : sa maturation serait plus risquée que celle d’autres fromages AOC au lait cru dont la pâte est cuite ou pressée (comme le Beaufort et le Reblochon). Les incidents sanitaires qui ont eu lieu avec deux marques de camembert, en 1999 et 2005, n’ont rien arrangé en accentuant le recours à la pasteurisation pour les producteurs. Et la crainte chez le consommateur, même si dans le milieu scientifique on tient à rappeler que beaucoup de progrès ont été faits dans le domaine de l’hygiène et que les risques sanitaires sont « statistiquement infimes ».
D’où la nécessité d’informer un consommateur qui manque généralement de repères. Car s’ils sont fiers de leurs centaines de sortes de fromage, « force est de constater que les Français ne connaissent pas le fromage, ne savent pas distinguer un vrai fromage de terroir d’un fromage industriel », déclare Véronique Riochez-Lerouge, qui souligne que plus de la moitié des commerces de détails ont disparu en 15 ans, tandis que les rayons de fromages à la coupe dans les grandes surfaces ont tendance à diminuer.
C’est pourquoi l’association Fromages de Terroirs, née à Lyon en 2001, s’est donné comme objectif de sensibiliser les consommateurs à la richesse du patrimoine fromager français et d’encourager les producteurs, les fabricants et les professionnels, à défendre les procédés traditionnels de fabrication face à l’uniformisation des conditions de production.
La Journée nationale du fromage constitue un temps fort de cette action, avec des « dégustations-découvertes » organisées parles détaillants, des assiettes de fromages assortis à 1 euro, des démonstrations de fabrication ou des conférences dans les écoles hotelières. Cette année, actualité oblige, le camembert sera en bonne place…
| Les producteurs de camembert au lait cru AOC |
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Il reste en France cinq producteurs indépendants : un fabricant-fermier, François Durand, qui transforme sur le lieu de collecte du lait; une petite entreprise, la fromagerie Leroux, et trois fromagers : Bertrand Gillot, pour la fromagerie Réo, Laurent Fléchard pour la fromagerie Gillot, et Thierry Graindorge, pour la fromagerie Graindorge. Il faut mentionner également Lactalis, qui continue à produire deux camemberts AOC au lait cru, avec les marques Jort et Moulin de Carel, dont le lait provient du site de Sainte-Marie-aux-Anglais, unité de production industrielle du camembert Lepetit, désormais fabriqué à partir de lait thermisé. |
Ce fleuron hautement symbolique de notre plateau de fromages national se révèle tout à fait neutre vis-à-vis des paramètres
lipidiques du sang. D’après une des études présentées aux médecins, il tend même à diminuer le « mauvais » cholestérol (LDL) et presque à améliorer le rapport entre le « bon » HDL et le «
mauvais » LDL.
Lorsqu’on étudie ainsi le camembert avec la même rigueur qu’un médicament (à raison de deux portions par jour, sur un laps de temps donné ...), on s’aperçoit que les acides gras du fromage n’aggravent pas du tout le risque cardiovasculaire, au contraire, explique le Pr Jean-Louis Schlienger.
Le camembert était déjà – comme tous les produits laitiers – un aliment intéressant pour ses apports de calcium. On découvre aujourd’hui qu’il est dépourvu d’effet sur les graisses du sang et sur le poids.
D’après les chercheurs, la consommation raisonnable de camembert pourrait même faire partie des recommandations diététiques à donner aux patients qui ont trop de cholestérol. Dans le cadre, bien sûr, d’une alimentation « normale » et équilibrée. Rassurant pour les gourmets : le camembert garde toute sa place parmi les aliments « intéressants » qui permettent d’atteindre l’objectif des « 3 produits laitiers par jour » recommandé par le Programme national nutrition santé (PNNS).
Source : NUTRINEWS HEBDO
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